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Le Pacte de l'Encre::Blog
Acte 2
22/11/2008
Comment ne pourrait un homme croire que ses sentiments ne sont que le mirage clandestin d'une rime affolée, qui le fait soudain et faussement sentir que toutes les banalités qui l'entourent ne sont pas des coïncidences? Une fois quand il ne se réveille le matin que pour nourrir la poursuite incessante de ce oasis qui lui échappe à chaque fois qu'il est tout près de l'atteindre. Une fois quand l'illusion d'aimer est aussi forte que nous, humains, perdons nos sens d'orientation, notre raison pour un désir fou aussi incertain... Ce n'est qu'en ce moment précis, quand la vulnérabilité et l'imprudence sont aussi délicieux qu'ils sont si bien supportées, que les peines les plus profondes se dessinent brusquement quand soudain la nuit tombe, et le mirage disparaît au fins fonds d'un désert glacial de désespoir...
Acte 1: -"Il était une fois, son sourire...
Plus innocent que toutes les fleurs, il s'alliait au charme de ses yeux pour immerger les sombres cieux de mes rêves dans une aurore de beauté hypnotisante." Raconte notre témoin. Il voyait son présent et son futur se dessiner sur une toile faite par le nom de sa bien aimée, tandis que son passé ne servait qu'à reproduire dans ses pensées toutes les séquences qui ont fait que son destin le conduise jusqu'à elle...
-"Sa voix... Une mélodie angélique? ou une marée de joie?.. le son d'une harpe magique ou le chant d'une fée d'autrefois?..". Se demanda notre témoin. Il savait plus qu'autrui que si son cœur pouvait respirer, il le ferait en inspirant l'amour de sa bien aimée; que s'il pouvait parler, ses battements ne seraient que l'adoration de son nom à elle. Que rien qu'en vivant dans ses ailes, il pouvait même conquérir le ciel...
-"Elle..."
Il avait tort...
Acte 2: -"Oui. Elle l'a choisi... lui!" poursuivi notre témoin... Soudain, les chants des oiseaux laissèrent leur place pour un silence suffocant. Et sa voix... à lui, ne trouva que son écho répandant - à la vitesse du son - la peine sur les chemins fleuris qu'il avait creusé et qui menaient aux grands portails ouverts de son cœur. Pourtant, il était sûr que le destin qui leur avait réuni ne pouvait les séparer aussi facilement... il avait doublement tort.
-"La nuit, le lever du soleil et le court de la journée sont mes ennemies... Le temps qui coule si lentement creuse douloureusement dans mes blessures, et les yeux de ma princesse ne sont que l'image ternie de mes pensées aux couleurs du mauvais temps. Quel est ce pincement qui me torture à chaque fois que l'horloge de mon présent revient à ses arrières?.." reprend le témoin. Il sentit, pour un moment, que quelqu'un lui avait volé le sens de sa vie, qu'il avait perdu l'essence de son existence... nulle nourriture ne trouvait son goût et nulle délice n'attirait ses désirs. Cependant, il souriait, chaque matin et chaque jour, tel un incapable dissimulant son handicap. Puis, essaya hardiment d'enterrer sa douleur dans les boues de la labeur, de soigner ses blessures encore saignantes.
-"Petit à petit, je me demandait qui fût cette personne qui m'a fait subir ce châtiment... Et comment je me suis permis de me blesser aussi facilement? Me voilà, seul, mais encore vivant... pour quelques instants, ma vie s'est arrêtée, mais le monde respirait encore autour de moi... Tiens! les gens sourient... et ça me fais du bien... Et leurs yeux! Et leurs sourires sont tout à fait comme les siens!" s'exclame notre témoin. "Avais-je tort?"... Tout près de notre témoin, un gamin offre une fleur à une fillette: "Joyeux anniversaire!" lui souhaite le gamin en souriant... Sous les yeux de notre témoin, la fleur avait la couleur du sang, et la fillette avait un sourire innocent!
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Catégorie : Prose
Récit en flamme
27/7/2008
Oui, mon ami...
Trois syllabes, et voilà toute ta vie bouleversée: Son prénom ne cesse de hanter ton esprit. Le moindre de ses mots devient divin. Tu as meme l'impression que l'univers la choisit comme nouveaux centre. Soudain, tu as souvent cette envie de regarder vers le ciel; et là, tes yeux, ton coeur ou les deux te jouent des tours. Oui crois-moi, mon ami! Tu vois les astres dans leur plus belle allure dessiner son visage ou décorer son nom sur un fond bleu serein. Ton esprit garde le reflet parfait de l'image imparfaite de tes battement qui s'accélèrent, à chaque fois qu'une nouvelle constellation brise ta vue. Et tu as étrangement envie de le lui dire à elle, qu'elle est plus brillante plus belle; que rien que ses yeux à elle, peuvent te donner un anneaux.. voire des ailes; et faire de toi un ange refoulé d'un paradis éternel...
Trois points, et trois syllabes, mon ami: "Je t'aime!" Et voilà ta vie en arc-en-ciel... Sayf
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Catégorie : Prose
وجود
27/7/2008
... تكاد أنفاسي تنقطع ! لا أدري لماذا تتلاحق خُطُواتي فَزِعةً نحو لا شيء.. توقفت بعد ضَنىَ جُهد أصَمّ، استدَرْت.. لم يكن شيء خلفي يستدعي كل هذا الوَجَل، وجدتُني في مكان ذي أُلْفة غريبة رغم أني لم أزُرهُ قَطّ.. فجأة لمحت كلّيتي على يساري فإذا بي داخلها دون أن أسلُك لها طريقا! لم أُعِر ذلك اهتماما، بل رددت السلام على أحدهم بعد أن فهمت أنه يدعوني إلى حضور الدرس حالا... كانت أستاذة الجيولوجيا تحاول جاهدة شرح شيء عن تجربة ديكارتية أو ما شابه! فيما كانت صورتها تَذْوي في عينَيّ شيئا فشيئا، مخلفة سوادا تخَرُقه سُدُمٌ من رمادٍ ينْجلي لخَطوِها صَدى ضَحَكات من ماضٍ بعيد، وعواصف أسامٍ تَتَناحر وتَصّافىَ وُقْعانهُا... تغير المشهد! عُدْت لأَعدوَ من جديد، هذه المرة خلف ثُلّة من معارفي يتراكضون كالمجانين على طول منحدر يحده شطّ ذو رمال صفراء تَسُرّ الناظرِين. عدَوْت بكل قوتي، لكنهم كانوا يبتعدون أكثر وأكثر ويختفون واحدا تِلْوَ الآخر كلما ركضْت أسرع. أصبحت سرعتي جنونية، حاولْت التوقف بلا جدوى، أحسست بقدمَيّ ترتفعان في الهواء تارَةً وتلامسان الأرض تارَة أخرى. فجأة دارَ ِبيَ مكاني وكياني... صحوْت بعدها من دواري معلقا في الهواء، طائرا نحو الشط، مُتَخَبّطاً في صَراصِرَ من سرابٍ َمخْفيّ رفيق القَسَمَات هدّأ من ضَوْضاء أفكاري، فاعْتَلتْني نشوة مخمورة من نَشَوَات الآن الكاذبة... بدأت معالم الشط تتوضح... لم يكن شطا بقدر ما كان جرفا تنطوي صفرته على هلاك جاف، يطل على مقبرة عكرة تحطم العظام وتنثرها زبدا يتلاشى طالبا هل من مزيد؟ فجأة امتزجت أحشائي في سقوط مهول.. لقد خذلتني الرياح.. لحظت دورة الزبد السرمدية تقترب مني بعنف، أغمضت عيني منتظرا هلاكي، إلى أن ارتطمت بدفء غامر فتحت له عيني لأسمع صوت المنبه يشق رائحة الموت في غرفتي.. سحبت نفسي محمر العينين إلى المرحاض، ملأت يدي لأغسل وجهي فلاحت مني نظرة عميقة نحو المرآة.. للحظة انتابني إحساس غريب الألفة بأني مجرد وهم سوف يتلاشى على رنين منبه... 12 يناير 2005 سيف الدين حسني
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Introspective
27/7/2008

Ce que le temps essaie d'effacer, ce qui reste d'un chateau de sable noyé, sous la première vague de la haute marée, baigné d'une lumière diffuse du coucher d'un soleil rougeâtre, si sinistre, si intime que quoiqu'il puisse nous réjouir, ne peut se dissiper sans laisser sa trace d'amertume et de chagrin. Ceci est le récit de notre vie, de nos moments de joies, de nos ecrits de douleur et du parcours tracé par le destin de chacun de nous, humains. Que serait la vie, si ce n'était qu'en la dessinant, qu'en la photographiant, qu'en la chantant, qu'en la dansant ou qu'en l'écrivant... que nous pourrons la sentir? Ceci est le récit de notre vie... et c'est ainsi que mon récit a commencé... à cette heure ci, à la limite silencieuse entre l'obscurité de la nuit et la lumière jaillissant au moment crépusculaire.
Sif-Eddine HASNI
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Catégorie : Prose
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